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La fin du bagne et les bagnes coloniaux
Dès le début du XIXe siècle, la présence d'un bagne aussi peuplé au cœur même de la ville et de l'arsenal commence à susciter des critiques croissantes. La révolution industrielle bouleverse par ailleurs l'organisation du travail dans l'arsenal : les ouvriers civils, de plus en plus nombreux, souhaitent récupérer les postes jusque-là occupés par les bagnards.
C'est sous le Second Empire, à partir de 1852, que Napoléon III met en place les bagnes coloniaux. La Guyane devient la principale terre de déportation des forçats métropolitains, bientôt rejointe par la Nouvelle-Calédonie. Les condamnés embarquent alors directement depuis le port de Toulon pour ces nouvelles colonies pénitentiaires, marquant le début du déclin irréversible du bagne toulonnais.
Le bagne de Toulon ferme définitivement ses portes en 1873, cessant d'exister avec l'essor des bagnes de Cayenne et de Nouméa qui prennent le relais pour plusieurs décennies encore. Il aura été, de tous les bagnes métropolitains français, le plus grand et le plus longtemps actif — 125 années d'existence, contre 110 ans pour Brest et un peu moins pour Rochefort.
Aujourd'hui, les vestiges architecturaux du bagne ont presque entièrement disparu de la ville, absorbés par l'extension de l'arsenal militaire toujours en activité. Seuls quelques éléments, comme un tronc destiné aux dons pour les prisonniers dans la vieille ville, rappellent encore cette page de l'histoire toulonnaise.
C'est sous le Second Empire, à partir de 1852, que Napoléon III met en place les bagnes coloniaux. La Guyane devient la principale terre de déportation des forçats métropolitains, bientôt rejointe par la Nouvelle-Calédonie. Les condamnés embarquent alors directement depuis le port de Toulon pour ces nouvelles colonies pénitentiaires, marquant le début du déclin irréversible du bagne toulonnais.
Le bagne de Toulon ferme définitivement ses portes en 1873, cessant d'exister avec l'essor des bagnes de Cayenne et de Nouméa qui prennent le relais pour plusieurs décennies encore. Il aura été, de tous les bagnes métropolitains français, le plus grand et le plus longtemps actif — 125 années d'existence, contre 110 ans pour Brest et un peu moins pour Rochefort.
Aujourd'hui, les vestiges architecturaux du bagne ont presque entièrement disparu de la ville, absorbés par l'extension de l'arsenal militaire toujours en activité. Seuls quelques éléments, comme un tronc destiné aux dons pour les prisonniers dans la vieille ville, rappellent encore cette page de l'histoire toulonnaise.