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Le bagne de Toulon, 125 ans d'histoire pénitentiaire
Le bagne de Toulon voit le jour par une ordonnance du roi Louis XV, le 27 septembre 1748, qui remplace la peine des galères par celle des "fers" : désormais, les condamnés aux travaux forcés ne rament plus, ils travaillent à terre. Installé dans l'enceinte même de l'arsenal militaire, le bagne de Toulon devient rapidement le plus grand établissement de ce type en France.
Pendant 125 ans, jusqu'à sa fermeture en 1873, environ 100 000 personnes sont passées par le bagne de Toulon — un chiffre presque deux fois supérieur à celui des bagnes de Brest ou de Rochefort. Sa population carcérale dépasse même les 4 000 forçats à certaines périodes, avec un pic à plus de 11 000 détenus toutes catégories confondues vers 1846.
Les bagnards toulonnais participaient à l'ensemble des travaux nécessaires au fonctionnement de la base navale : construction et réparation de navires, taille de pierre, tressage de cordages, fabrication de voiles. Un monde de labeur forcé, au service direct de la Marine royale puis impériale.
Le bagne ferme définitivement ses portes en 1873, remplacé progressivement par les bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie à partir des années 1850. Il reste aujourd'hui l'un des chapitres les plus sombres, mais aussi les plus documentés, de l'histoire de la ville.
Pendant 125 ans, jusqu'à sa fermeture en 1873, environ 100 000 personnes sont passées par le bagne de Toulon — un chiffre presque deux fois supérieur à celui des bagnes de Brest ou de Rochefort. Sa population carcérale dépasse même les 4 000 forçats à certaines périodes, avec un pic à plus de 11 000 détenus toutes catégories confondues vers 1846.
Les bagnards toulonnais participaient à l'ensemble des travaux nécessaires au fonctionnement de la base navale : construction et réparation de navires, taille de pierre, tressage de cordages, fabrication de voiles. Un monde de labeur forcé, au service direct de la Marine royale puis impériale.
Le bagne ferme définitivement ses portes en 1873, remplacé progressivement par les bagnes coloniaux de Guyane et de Nouvelle-Calédonie à partir des années 1850. Il reste aujourd'hui l'un des chapitres les plus sombres, mais aussi les plus documentés, de l'histoire de la ville.