← Retour Vivre à Toulon · 📷 Galerie photo

Catastrophes et drames de Toulon

Les bombardements alliés de 1943-1944, une ville détruite à 47 %

Après le sabordage de la flotte française en novembre 1942 et l'occupation allemande de la ville, Toulon devient une cible prioritaire pour l'aviation alliée, qui cherche à neutraliser l'arsenal et les infrastructures militaires encore utilisées par l'occupant. Entre novembre 1943 et août 1944, la ville subit neuf bombardements massifs.

Le plus meurtrier d'entre eux survient le 24 novembre 1943 à 13h15 : environ 80 avions alliés larguent près de 400 bombes sur l'arsenal, mais celles-ci se dispersent largement sur les quartiers civils denses qui l'entourent. Le bilan est terrible : 455 morts, 550 blessés, 12 000 sinistrés et plus de 500 immeubles détruits en quelques minutes seulement.

D'autres bombardements suivront jusqu'à la veille de la Libération, touchant tour à tour différents quartiers de la ville, en particulier ceux proches des installations militaires comme Le Mourillon. Face au danger, la population toulonnaise s'organise : les fortifications de Vauban et de nombreuses caves sont aménagées en abris, les alertes se multiplient, de jour comme de nuit.

Au terme de ces neuf bombardements, le coefficient de destruction de la ville atteint 47 % — près de la moitié de Toulon est rasée ou gravement endommagée, en particulier le front de mer et le centre ancien. Cette page tragique explique en grande partie la physionomie du centre-ville actuel, largement reconstruit dans les décennies d'après-guerre.
← L'épidémie de choléra de 1884, quand…
L'explosion de la Maison des Têtes,… →

📖 Voir tous les dossiers de « Catastrophes et drames de Toulon » →

📷 Voir toutes les photos de « Catastrophes et drames de Toulon » →