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Chichou, jobastre, momo : petit lexique toulonnais de la folie douce
Le provençal toulonnais est particulièrement riche lorsqu'il s'agit de qualifier, avec plus ou moins de tendresse, quelqu'un considéré comme un peu fou ou extravagant. On dira ainsi de quelqu'un qu'il a "le vire vire dans la tête", ou qu'il a "une favouille dans le crâne" — la favouille étant un petit crabe, l'image suggérant que quelque chose "gratte" ou "tourne" dans la tête de la personne concernée. On parle aussi d'un "jobastre", d'un "fondu" ou d'un "momo".
Le mot "chichou", quant à lui, a une origine plus précise et plus commerçante : il remonterait au début du XXe siècle, sur les marchés, où les marchandes de légumes offraient un petit supplément — un "checho" — à leurs premières clientes de la journée, en guise de remerciement. Le "chichou" a fini par désigner ce petit geste généreux, ce petit "plus" offert par-dessus le marché.
Ce vocabulaire de la folie douce et de la générosité, transmis d'une génération à l'autre, continue de teinter le langage courant de nombreux Toulonnais, bien au-delà des conversations les plus formelles.
Le mot "chichou", quant à lui, a une origine plus précise et plus commerçante : il remonterait au début du XXe siècle, sur les marchés, où les marchandes de légumes offraient un petit supplément — un "checho" — à leurs premières clientes de la journée, en guise de remerciement. Le "chichou" a fini par désigner ce petit geste généreux, ce petit "plus" offert par-dessus le marché.
Ce vocabulaire de la folie douce et de la générosité, transmis d'une génération à l'autre, continue de teinter le langage courant de nombreux Toulonnais, bien au-delà des conversations les plus formelles.
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