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Des premiers chantiers royaux à la naissance des FCM (1711-1853)
L'histoire navale de La Seyne-sur-Mer commence dès 1711, avec la création d'un premier chantier destiné à la construction de bateaux à rames et à voiles, pour la pêche et pour la Marine royale. D'autres petits chantiers se développent ensuite sur le site au fil du XVIIIe siècle, sans toutefois atteindre une envergure industrielle.
Le véritable tournant survient à partir de 1835 : sous l'influence de deux entrepreneurs marseillais, MM. Mathieu et Lombard, de l'ingénieur seynois Mr Verlaque et des frères Evans, ingénieurs britanniques, les chantiers amorcent leur virage industriel. En 1839, M. Lombard se convertit à la construction métallique — une révolution technique pour l'époque, où le bois dominait encore largement la construction navale.
En 1845, l'ingénieur anglais Philip Taylor, qui avait fondé un atelier de mécanique à Menpenti (Marseille), rachète les chantiers navals de La Seyne et se lance dans la construction navale de grande ampleur. C'est lui qui, en 1853, franchit l'étape décisive : il fonde les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM), une entreprise de construction navale intégrée regroupant trois sites complémentaires — les chantiers de La Seyne-sur-Mer, où sont assemblés les navires, les Forges de la Capelette à Marseille, qui produisent tôles et tubes, et les ateliers Menpenti, qui fabriquent chaudières et appareils moteurs.
Cette organisation intégrée, pensée par Philip Taylor puis réorganisée dès 1855 sous l'impulsion d'Armand Behic, pose les bases de ce qui deviendra, pendant plus d'un siècle, l'un des plus grands chantiers navals de France.
Le véritable tournant survient à partir de 1835 : sous l'influence de deux entrepreneurs marseillais, MM. Mathieu et Lombard, de l'ingénieur seynois Mr Verlaque et des frères Evans, ingénieurs britanniques, les chantiers amorcent leur virage industriel. En 1839, M. Lombard se convertit à la construction métallique — une révolution technique pour l'époque, où le bois dominait encore largement la construction navale.
En 1845, l'ingénieur anglais Philip Taylor, qui avait fondé un atelier de mécanique à Menpenti (Marseille), rachète les chantiers navals de La Seyne et se lance dans la construction navale de grande ampleur. C'est lui qui, en 1853, franchit l'étape décisive : il fonde les Forges et Chantiers de la Méditerranée (FCM), une entreprise de construction navale intégrée regroupant trois sites complémentaires — les chantiers de La Seyne-sur-Mer, où sont assemblés les navires, les Forges de la Capelette à Marseille, qui produisent tôles et tubes, et les ateliers Menpenti, qui fabriquent chaudières et appareils moteurs.
Cette organisation intégrée, pensée par Philip Taylor puis réorganisée dès 1855 sous l'impulsion d'Armand Behic, pose les bases de ce qui deviendra, pendant plus d'un siècle, l'un des plus grands chantiers navals de France.
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