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Le vocabulaire de l'Arsenal et de la mer, une empreinte bien toulonnaise
Contrairement aux expressions provençales générales, partagées avec toute la région, certains termes sont directement liés à l'histoire maritime et militaire de Toulon, ville d'Arsenal par excellence.
Un "arsenacat" désigne un employé de l'Arsenal de Toulon — le mot est resté dans la mémoire locale bien après la période où il était couramment utilisé. On parlait aussi du "pas de l'Arsenal", une expression imagée pour désigner une démarche lente et tranquille, évoquant le rythme de travail (réel ou supposé) des ouvriers de l'Arsenal en se rendant à leur poste.
Le vocabulaire de la pêche locale est lui aussi resté marqué par le provençal : l'"aubijade" désignait une pêche pratiquée à l'aube, à faible profondeur, à l'heure où la mer n'est pas encore agitée par le vent et où l'eau reste suffisamment limpide pour bien voir. Celui qui la pratiquait était l'"aubijaïre". Pour cette pêche, les engins traditionnellement utilisés portaient eux aussi des noms provençaux : la grapette, la fachouire, l'oursinière, le bouiou ou encore le salabre (une épuisette).
Ce vocabulaire maritime, aujourd'hui moins usité qu'autrefois, témoigne d'un rapport quotidien et intime à la mer, façonné par des générations de marins, pêcheurs et ouvriers de l'Arsenal.
Un "arsenacat" désigne un employé de l'Arsenal de Toulon — le mot est resté dans la mémoire locale bien après la période où il était couramment utilisé. On parlait aussi du "pas de l'Arsenal", une expression imagée pour désigner une démarche lente et tranquille, évoquant le rythme de travail (réel ou supposé) des ouvriers de l'Arsenal en se rendant à leur poste.
Le vocabulaire de la pêche locale est lui aussi resté marqué par le provençal : l'"aubijade" désignait une pêche pratiquée à l'aube, à faible profondeur, à l'heure où la mer n'est pas encore agitée par le vent et où l'eau reste suffisamment limpide pour bien voir. Celui qui la pratiquait était l'"aubijaïre". Pour cette pêche, les engins traditionnellement utilisés portaient eux aussi des noms provençaux : la grapette, la fachouire, l'oursinière, le bouiou ou encore le salabre (une épuisette).
Ce vocabulaire maritime, aujourd'hui moins usité qu'autrefois, témoigne d'un rapport quotidien et intime à la mer, façonné par des générations de marins, pêcheurs et ouvriers de l'Arsenal.
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